European Elections 2019

Les élections européennes approchent à grands pas. Pour nos membres et sympathisants qui ne parlent pas ou pas assez bien le luxembourgeois pour suivre les débats politiques, le CSV International est là pour vous !
Nous allons vous présenter les 6 candidats de notre parti à travers 3 questions et 3 réponses. Et n’hésitez pas également à leur adresser vos questions en commentaires.

 

Stefano D’Agostino, échevin de la Commune de Merzig, membre de CSV International et candidat aux élections européennes.

 

  • Quelle réalisation vous rend particulièrement fier, Stefano d’Agostino?

    Celle d’avoir rendu fiers mes parents en honorant leurs sacrifices.
    J’ai grandi dans une famille modeste dans laquelle j’ai été assez rapidement confronté à la dure réalité de la vie. Mes parents ont quitté le Sud de l’Italie pour donner à leurs enfants de meilleures perspectives au Luxembourg. Mon père a travaillé de longues journées en tant qu’ouvrier, ma mère nous a élevés. Mes deux grand-mères n’ont jamais pu apprendre à lire et à écrire. Ma passion pour les livres est née en quelques sortes pour combler ce vide. Dans mon enfance, je collectionnais les pièces de 1 Franc que je trouvais à l’extérieur pour pouvoir m’acheter des livres.
    Encore aujourd’hui, j’ai gardé cette tirelire, car je ne veux jamais oublier d’où je viens. Mon diplôme universitaire, mon élection en tant qu’échevin à Mertzig et ma candidature aux européennes constituent des réalisations inimaginables il y a 15 ans qui me rendent particulièrement fier.

  • Qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer dans la politique? Avez-vous grandi dans une famille qui s’intéressait à la politique?

    Une fois que vous savez vous-même ce que signifie la pauvreté, vous désirez tout faire pour éviter que d’autres personnes en souffrent. Mon engagement est né d’une promesse que j’ai faite envers mon plus jeunes «moi»: celle d’être, en tant qu’adulte, celui dont j’aurais eu besoin dans mon enfance. Or, plus d’un européen sur cinq souffre de pauvreté. C’est inacceptable! Rapprocher l’Europe des citoyens, c’est aussi s’engager pour une Europe sociale.

  • Parlez-nous d’un projet dans lequel vous êtes impliqué qui mérite d’être mieux connu. Pourquoi les autres devraient-ils s’y intéresser?

    La pauvreté et les inégalités ne cessent d’augmenter. La nature souffre des conséquences irréparables du changement climatique. L’individualisme croissant ne cesse d’arracher les êtres humains des structures sociales de solidarité. Il est primordial d’orienter notre économie vers plus de durabilité et de cohésion sociale. C’est ce que nous avons décidé de faire à Mertzig. La commune est en train de devenir la première commune à «Economie pour le Bien Commun» du pays. Le 4 juin 2019, le fondateur de ce concept économique visant justement à rendre l’économie plus sociale et plus durable, sera l’orateur principal de la conférence de lancement du projet à Mertzig. Save the date, venez écouter, et parlez-en dans votre commune!

Martine Kemp, étudiante en Master mobilité et la plus jeune candidate du CSV aux élections européennes.

  1. Quelle réalisation vous rend particulièrement fière?

    J’ai réalisé ma première licence universitaire en économie à Vienne de 2013 à 2017. Pendant cette période, il y avait un grand nombre de familles qui ont dû ou voulu quitter leurs pays pour des raisons différentes. Pour la majorité des familles la destination choisie était l’Europe. A l’université on a beaucoup discuté au niveau de ce sujet et il y avait différentes réactions de la politique face à la situation plutôt compliquée à gérer.
    Notre conclusion était de nous mobiliser et de créer un groupe de chorale dans un foyer de réfugiés. On a travaillé plus qu’une année avec des jeunes d’âges différents afin de préparer leur première présentation sur scène. Nous avons fait le choix de quelques chansons en allemand, anglais et arabe sur lesquelles nous avons travaillé avec un grand plaisir. L’enthousiasme, l’engagement et la reconnaissance des jeunes étaient énorme et notre travail, ainsi que le produit final m’ont rendu très fière. Je suis reconnaissante d’avoir eu cette énorme chance d’y avoir participé et d’avoir fait cette expérience inoubliable.

  2. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer dans la politique? Avez-vous grandi dans une famille qui s’intéressait à la politique?

    Mon engagement politique a commencé il y 10 ans. En tant que jeune fille de 14 ans je me suis engagée tout d’abord au sein du parlement des jeunes. Ma motivation était d’avoir eu la chance de m’exprimer et la possibilité que ma voix serait entendue par des politiciens. Souvent les jeunes sont ignorés et n’ont pas vraiment un moyen de transmettre leurs idées ou bien de donner des avis. Dans le parlement des jeunes, l’occasion de prendre la parole existe réellement et les projets ou bien les propositions des jeunes sont valorisées. A l’âge de 16 ou 17 ans, je suis donc officiellement entrée dans le parti CSV. Par rapport à ma famille, il y a effectivement tout le monde qui est engagé politiquement.

  3. Parlez-nous d’un projet dans lequel vous êtes impliqué qui mérite d’être mieux connu. Pourquoi devraient les autres s’y intéresser également?

    Le projet le plus récent sont évidemment les élections européennes où je suis engagée et impliquée à 100%.
    Il s’agit d’un engagement non seulement ici au Luxembourg mais aussi dans les autres pays de l’Union Européenne. Le 26 mai, il y aura le grand jour des élections où j’ai cette année l’honneur d’être la plus jeune candidate sur la liste du CSV. Actuellement, Christophe Hansen, Isabel Wiseler, Stefano d’Agostino, Liane Felten, Romain Osweiler et moi menons activement la campagne électorale, ce qui est très intéressant, mais également éprouvant. Je suis heureuse d’être dans cette équipe motivée et engagée et j’espère que tout se passera au mieux pour le CSV dans cette campagne.
    Le parlement européen est le seul organe qui est directement élu par les européens. C´est pourquoi il est important que tout le monde profite de son droit de vote pour continuer á construire ensemble une Europe plus solidaire, plus innovante et plus sociale.

Isabel Wiseler, candidate du CSV aux élections européennes.

  1. Quelle réalisation vous rend particulièrement fière?

    En tant que Présidente de la Commission d’intégration de la Ville de Luxembourg et échevine responsable de l’intégration, j’ai tenu à mettre en place et à dynamiser, ensemble avec des associations de quartier, une politique d’intégration ciblée sur les différents quartiers de la Ville et très proche des gens. L’intégration est un travail de longue haleine, de tous les jours et qui doit être effectué sur le terrain. C’est pour moi un travail prioritaire.

  2. Qu’est-ce qui vous a motivé à vous impliquer dans la politique? Avez-vous grandi dans une famille qui s’intéressait à la politique?

    Née au Portugal, un pays qui à l’époque étouffait sous la dictature, je me suis intéressée à la politique dès mon plus jeune âge. Ma motivation date de cette époque : la lutte contre toute forme d’oppression. L’Europe en était et en est toujours le symbole. Cette actualité politique a toujours été un sujet à la maison et mon engagement politique pour défendre nos valeurs démocratiques en est la suite évidente.

  3. Parlez-nous d’un projet dans lequel vous êtes impliqué qui mérite d’être mieux connu. Pourquoi devraient les autres s’y intéresser également?

    Au Lycée Fieldgen – où depuis j’ai fait partie de l’équipe de direction – j’ai contribué à la mise en place des classes « Mosaïque ». Il s’agit en l’occurrence de classes spéciales destinées à des élèves en difficultés scolaires et parfois en difficultés sociales pour les aider à faire face et à continuer leur scolarité. L’école doit intégrer également les élèves en difficulté et leur donner une véritable chance.

Christophe Hansen, Member of the European Parliament et candidate du CSV aux élections européennes.

  1. What’s the one personal achievement you are really proud about, Christophe Hansen?

    The ratification of the largest bilateral trade agreement ever: the EU-Japan Economic Partnership Agreement (EUJEPA).
    As a young member of the International Trade Committee, the largest fraction in the European Parliament (EPP) tasked me with the responsibility to negotiate the Parliament’s approval of this landmark trade-deal. In this capacity I was able to bring about the largest trans-partisan majority ever in this House for a trade agreement. This was possible not only because the EUJEPA is a blueprint for modern trade-deals, with increased transparency in dispute settlement, a prominent role for climate protection and labour rights and a strong focus on SMEs and agriculture, but also because the EUJEPA was ratified right when multilateralism was in need of a boost. By signing this agreement, the EU and Japan sent a strong signal in favour of the rules-based order, at a time the historical guarantors of this order, the United States, are in retreat. The EU responsibly filled up the leadership-void left by the American withdrawal.
    That is something to which I am proud to have contributed.

  2. Talk about a project you are involved in that’s worth spreading the word about. Why should others care about it as well?

    Coming from a family with 4 sisters and 2 brothers, I had to fight to make my voice heard from a very young age! Contrary to what my surname might make you suspect, my family was not very active in politics, even though we followed the news avidly and held seriously opinionated debates. I found my own political voice in the realisation that if everyone is to be represented, then it is important that I too, from a farmers’ background in the North of Luxembourg, spoke out. My concrete engagement in the party and national politics coincided with the rising tide of populism in Europe, following the years of the banking and debt crises. Having learned the trade as advisor to Astrid Lulling in the European Parliament, I could no longer just stand along the side-line. It was time to speak up and help other people make their voice heard.

  3. What determined you to become involved in politics, Christophe?

    In the digital era so many projects have to compete for against shorter attention-spans, and do not receive the attention they merit. If I have to name one that I have recently been involved in, I would mention the European affairs office of the Luxembourgish Chamber of Commerce. Because even in Luxembourg, which is highly dependant on the benefits of the European Single Market for its jobs and growth, boosting the familiarity with complex European decision-making would help us unlock further opportunities.

Liane Felten, candidate du CSV aux élections européennes.

Liane Felten
  1. Quelle réalisation vous rend particulièrement fière?

    One of projects that I am particularly proud of is the organisation of the Djembe course ‘Music Without Borders’, which I organised as the President of the Commission for Integration together with our local Youth House ‘CRIAJ’ (Centre de Recontre d’Information et d’Animation pour jeunes). This course consists of 12 weekly classes during which people from all walks of life and from all backgrounds can participate in. The course leader is the successful and charismatic musician Robert Bodja, who comes from Togo, and who has a fantastic way of motivating the participants. The aim of this course is not only to raise awareness about the fact that not everyone in our society is a citizen and that not everyone may have lived in our midst for many years. Robert, for example, was once an asylum seeker and has now created a life for himself here in Luxembourg. The course has been so successful that we are in our second year of running it. Two years ago, we ended it with a public concert, which was part of the ‘Music Festival’ here in Grevenmacher. We are planning to do the same thing this year as part of the ‘Festival of Nations’ and we are all very much looking forward to it.

  2. Parlez-nous d’un projet dans lequel vous êtes impliqué qui mérite d’être mieux connu. Pourquoi devraient les autres s’y intéresser également?

    As the President of the Cultural Centre (‘Kulturhuef’) in Grevenmacher, my wonderful team and I have refurbished, modernised, and reinvented the exhibition dedicated to the history of printing titled ‘Gutenberg Revisited’. This project was a long time in the making and the brand-new exhibition was launched with an evening of festivities and a reception in the ‘Kuturhuef’. I wish more people knew about this exhibition, because it is a true gem in terms of information, exhibition materials, and artefacts that we are privileged to house on our premises. Culture and history are the backbone of society, and not just a fun Saturday-afternoon pastime. That is why it is important to know our own history and that of others, because if we do not know the past, how can we possibly understand the present or mould the future?